9 Décembre 2007
Nico (bruit qui court) a dit un truc qui m'a touché lors du concert à Paris, je serai pas redire mot pour mot, mais c'était tellement juste et en adéquation avec ma pensée depuis cette histoire de Guy Moquet...en gros ça disait "laissez Guy Moquet aux communistes et retournez à ceux qui vous inspirent au quotidien, Papon, etc..."
Cet hommage voulu par le capo Sarko est tellement choquant! que le texte ci dessous trouvé sur un myspace rétablie une vérité, celle qui doit être transmmise aux élèves dans les classes, lire la lettre d'adieu de Guy Moquet est une bonne chose si on la replace dans le contexte humaniste de son engagement, pour que justement à leur tour ces élèves s'engagent, résistent, justement en ces temps où tout est fait pour nous endormir!...pour rester "debouts au milieu d'un monde assis!"
Fils de Prosper Môquet, syndicaliste cheminot et député communiste du 17e arrondissement de Paris jusqu'en février 1940, déchu de son mandat par le régime de Vichy, et de Juliette Môquet, commis aux écritures et militante syndicaliste, je suis né à Paris le 26 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941 à 17 ans. Distribuant des tracts épinglants la misère sous l'occupation allemande et la haine de la classe ouvrière, je suis arrêté à 16 ans le 15 octobre 1940 par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier interdisant la propagande communiste. Malgré mon acquittement je suis transféré au camp de Châteaubriant puis fusillé en représailles après la mort de l'ingénieur militaire allemand et commandant des troupes d'occupation de la Loire-Inférieure, Karl Hotz, éxécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Pour ces réprésailles le ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, sélectionnera des otages communistes "pour éviter de laisser fusiller cinquante bons français" : 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Chateaubriant et 5 nantais emprisonnés à Paris. Deux jours plus tard, le 22 octobre 1941, les vingt-sept otages de Châteubriant refusent qu'on leur bande les yeux et s'écrient : "Vive la France !" devant le peloton d'exécution. Je suis le plus jeune, je m'évanouie, je suis fusillé à 16h dans cet état.
« Les copains / vous qui restez soyez dignes de nous ! Les 27 qui vont mourir », généralement indiquée en post-scriptum comme « dernières pensées » dans les retranscriptions, mais qui ne figure pas dans la lettre de Guy Môquet à sa famille, est une inscription figurant sur une planche de la baraque 6 où furent consignés les otages juste avant leur exécution.

Alors, soyons dignes!