Un bail que je ne me suis essssprimé de ma plume sur MON blog...
C'était l'an passé...
Entre temps il s'en est passé des choses, avec un taux de bonnes nouvelles proche du néant, laissant un boulevard aux mauvaises nouvelles, aux conflits, prises de tête et grosses pertes de
temps...
Heureusement, au milieu de tout ça il y a eu comme un temps mort, de ceux qui te font aimer la mort.
Une pause d'une semaine à Paris avec ma femme et mes enfants.
Une semaine de vacances, loin des soucis, comme quand on se place en retrait pour mieux observer, et qu'on se délecte de la moindre minute qui passe et que l'on vit, la boite crânienne décapée à la
soude, les méninges passées au javel, les neurones mises à neuf au destop!
C'est ce genre de pause bienvenue, ailleurs, loin, et completement anonyme, qui vous met face à ce que vous êtes, ce que vous voulez vraiment et ... ce que vous ne voulez plus.
C'est dailleurs toujours quand je voyage que je me sens vraiment bien...pas à moitié, ni au 3/4 bien dans ma peau, mais véritablement bien.
De grandes théories psycho-socio-intello-comportementalistes devraient conclure immédiatement sur mon cas par un besoin de fuir un certain mal être. Oui, certainement, et peut être pas...car pour
moi la fuite est vitale, et me permet à la fois de vivre, pour survivre. Combien de fois j'ai dis, j'ai annoncé, j'ai crié, que je rêvais de me barrer ailleurs refaire ma vie, notre vie...entre
océan et campagne, respirer de l'air iodé du côté de Lambale ou de Kérouan!...pas juste de passage mais à l'année! Y affronter les saisons, les années et les giboulées!
Loin de tout ce qui m'épuise et au contraire m'épuiser de mon plein grès, à naviguer, partir pêcher, écrire, chanter, inventer, et même jardiner!...mais des rêves rien que d'en parler ça semble
déplacé, ça fait rire et sourire, parce que forcément un rêve c'est pas raisonnable.
Pi on rentre, on revient, on en revient...la tête pleine de choses nouvelles, et en ce sens on y reste toujours aussi un petit peu. Puis on voit ça comme une expérience, dans le sens "rite de
passage" pour changer, un peu plus riche à chaque fois, pour grandir! Car je ne veux cesser de grandir, je trouve que vieillir c'est passionnant, apprendre les choses, les autres et soi même au fur
et à mesure des années, être et devenir père, mari, amant, ami, tout en redoutant cette impression que j'espère ne jamais vivre d'être arrivé au bout de toutes choses, comme le donnent à penser
tous ces gens qui ont un avis sur tout, sûrs d'eux et à qui il ne reste que le mépris.
On rentre et on repart sur les chapeaux de roues, on se sens clairvoyant, au point d'en poster un truc sur son blog, comme pour marquer la chose, ne pas oublier...
Je veux pour cette année 2009, ne pas quitter des yeux l'essentiel et ne plus me perdre encore et à nouveau, ou le moins souvent possible, loin de ce dernier.
Je ne veux plus me sentir de trop.
Je ne veux plus avoir peur du silence.
Je ne veux plus me perdre...