18 Décembre 2009
Quand j'étais petiot chez moi c'était pas mal de Brel de par ma mère et d'aznavour de par mon père ... je me suis toujours demandé comment à 20 ans à la fin des années 60 on pouvait être aussi peu au fait de tout ce qui se faisait à l'époque et qui trouvait son apogé lors du fameux summer of love de 69...
Il y avait cependant une exception avec Joan Baez et un fameux live qu'avaient mes parents en vinyl...je m'en souviens pas qu'un peu croyez moi!...parceque ça changeait certes mais aussi et
surtout parceque la voix de Joan Baez me transportait. Je me souviens de ce sentiment d'écouter quelquechose de chaud, chaud comme les bras d'une mère, chaud et confortable comme des après midi
d'automne à la maison où pendant que les copains se caillaient les miches au foot moi je dessinais sur la table de la cuisine en compagnie de ma mère qui cuisinait ou repassait.
Je me souviens de cette pochette où on voyait Madame Baez toucher les mains de son public dans un stade, couverte d'un imper jaune...et je me souviens à quel point je la trouvais belle Joan,
presque aussi belle que ma maitresse!
Joan Baez est restée depuis une référence. Que la mode veuille qu'on revienne un peu à la scène folk je m'en bats l'oeil, j'ai toujours aimé ces ambiance acoustique folk de coin de feu de
camp...
Tout ça pour dire que cette sensation chaude au coeur du foyer, confortable, apaisante, rassurante et sensible, je l'ai retrouvé il y a peu avec l'album de MORIARTY qui a
beaucoup de similitudes je trouve au niveau de la voix avec Joan Baez, et plus récement avec la scandinave ANE BRUN ...
Encore une fois, entre la fiesta barceloniaise et la douceur brutale des pays du Nord j'ai choisis!
Et puis...reprendre Alphaville (si,si!) comme elle le fait là moi j'dis, bah té, j'dis plus rien, je remets une bûche dans la cheminée et...j'ecoute!