Perplexe, vous avez dit perplexe?

Y'a un "lecteur", "visiteur", etc... je sais pas comment on appelle les gens qui passent par mon blog d'ailleurs...
bref,
Y'a un con, il a laissé un message, anonyme bien entendu, où il disait en 3 mots et 46 points d'exclamations que mes propos qui disaient que les flics, les bleus, les condés, les poulets (je sais comment on les appelle ceux là) devenaient nos ennemis et qu'il allait falloir les traiter comme tel, le laissait...perplexe! (+ 45 autres points d'exclamations, le con); réflexion en réaction au fait que les flics de Strasbourg avaient obligé les gens à enlever leurs drapeaux anti otan aux fenêtres...si,si, c'est possible, si,si, en France...ordre de m'sieur le Prefet!

Ce blog c'est mon chez moi et en bon petit dictateur qui tient un blog pour lui avant tout et pas forcement pour les autres, j'ai viré ce petit com de petit con (c'est pour la rime),  parce que.
Parce qu' ici c'est un blog, pas un forum, et parce que j'enfonce le clou!! Depuis Sarko, et on le vérifie tous les jours, face à un gouvernement autoritaire et liberticide, "pas d'écho sans violence".
Edwy Pleynel le disait il y a peu de temps je ne sais plus sur quelle radio, face à un gouvernement qui oppresse, opprime, et méprise, la population à son tour a recours à la violence car elle n'a pas d'autres solutions pour se faire entendre et se défendre.

Ça me fait un peu penser au collectif des sans papiers de ma ville où après quelques réunions je m'aperçois qu'on a d'un côté un groupe de bon vieux socialos qui essaient systématiquement face à ce qui révolte, qui soulève le coeur, d'arrondir les angles, et de l'autre côté ben, on est deux ou trois...vous leur parlez de manifs, happening, de mégaphones sous les fenêtres de la mairie ou la pref, et ils vous causent de "cercle de silence en public". Je crache pas sur ces gens bien sûr, on se rejoint sur le fond tous les jeudis soirs et on en parle, on en débat, intelligemment, mais bon...dans la forme, face par exemple à un élu local qui le temps d'une manif il y a un an a instrumentalisé le collectif à son profit en promettant noir sur blanc des régularisations dans les deux mois et qui un an après n'a même pas trouvé le temps de bouger le petit doigts laissant des familles dans la merde sarkoziste, comment peut-on réagir  de la sorte?
Ils restent tous polis, calmes, face à ce que je qualifierait d'outrage public à la population qui les a élu, en cherchant des excuses, en levant les yeux au ciel alors qu'à la veille de l'expulsion de ces familles c'est des pavés qu'il faut lever au ciel, ou tout du moins des poings!...
Ceux qui suivent un peu une certaine actualité qui m'est en tout cas très chère, celle des immigrés et des prisonniers, savent bien qu'en France dans ces situations ce n'est pas autre chose que les droits de l'homme et de l'enfant qui sont bafoués!!!
En france on contrôle au faciès, en France on incarcère des enfants dans des conditions inhumaines avant expulsions, en France on emprisonne les gens dans des cages surpeuplées et des espaces de non-droits, au nom de leur tolérance zéro inventée par des mecs qui pètent dans la soie depuis tout petit et qu'il ne faudrait plus tolérer! En France on méprise les gens de plus en plus à partir du moment où par les urnes on arrive au pouvoir ce qui donne tous le loisir le temps d'un mandat de se moquer des citoyens et de faire profiter ses petits amis entrepreneurs, politiciens, ou simplement fils de la copine qui connaît le copain de "petits" avantages qui sont loin d'être petits et exemplaires!
Tous les jours on voit ça au niveau de la Présidence comme à l'échelle des petites communes ... et on s'étonne face à ce mépris grandissant de gauche comme de droite, mais décomplexé et revendiqué depuis Sarko, que la populace qui vit dans la crasse en arrive à balancer sur notre chère Compagnie de Sécurité Républicaine quelques pavés ou canettes?!...en arrive à séquestrer des patrons qui veulent se barrer la caisse pleine laissant sur le carreau des quartiers entiers...en arrive à siffler leur pute de marseillaise et menacer le petit capo par courrier!
Plus de 60% des français comprennent ces sequestrations, de là à les soutenir il n'y a qu'un pas...que tout réunit actuellement pour être franchi.

On en est à presque 50 suicides dans nos prisons depuis le début de l'année, un record!
Des jeunes loulous qui ont un peu trop déconné et qui se retrouvent à partager des cellules immondes avec de veritables criminels, qui profitent d'une promenade volontairement manquée pour se suspendre à leurs lacets!
Je conseille à tous le monde, sauf aux âmes sensibles et aux perplexes qui préfèrent ne pas voir pour rester au chaud dans leur coton plein d'illusions, de regarder ce reportage d'envoyé spécial sur Fleury Mérogis "les images interdites"...et de penser bien fort à ce qu'ils font au quotidien et qui pourrait du jour au lendemain, face à une justice qui perd de son indépendance et à une police toujours plus violente, les envoyer eux ou leurs enfants en cabanne!


Je sais, je sais, de tels propos sur la toile peuvent être passibles de...
On ne peut plus dire qu'on défend les actions de sabotage comme forme d'expression politique, qu'on défend les black blocs, qu'on fume un peu d'shit de temps en temps, qu'on fait partie d'une bande de potes qui aime se réunir, qu'on soutient les sans papiers, on peut plus se déplacer sans être filmés, dans une société propre, qui a peur à tous les coins de rue, et qui s'apprete à laver plus blanc que blanc!
Ben moi je fais comme on faisait quand on était con au lycée et qu'un copain arrivait avec des sketba neufs et supers trop blancs, on essuyait nos docs dessus et on s'marrait.
Faut pas hin, mais j'm'en fout!
qu'ils viennent!...


"Ou la loi est mal faite,
ou c'est moi qui le suis,
j'ai ramoné mon âtre,
et je suis noir de suie!"
Roger Camel

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L'anarchie désigne la situation d'une société où il n'existe ni autorité, ni pouvoir, ni domination, ayant un caractère coercitif.

L'anarchie peut étymologiquement également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l'unicité.

Le mot anarchie est souvent employé comme un repoussoir par des personnes considérant essentiel le principe fondamental d'autorité pour indiquer une situation de désordre, de désorganisation, de chaos, sur la base de l'hypothèse implicite que l'ordre nécessiterait une hiérarchie.
On retrouve déjà dans le Littré (le mot est très peu usité avant le XVIIe siècle) la définition de l'anarchie comme « absence de gouvernement, et par suite désordre et confusion ». Par extension ce sont toutes les formes de trouble et de désordre qui sont appelées anarchie ; c'est cette façon d'employer le mot qui prévaut dans l'usage courant, comme dans la plupart des dictionnaires.
Le poète Armand Robin (1912-1961) définit "l'anarchiste" comme celui qui est "purifié volontairement, par une révolution intérieure, de toute pensée et de tout comportement pouvant d'une façon quelconque impliquer domination sur d'autres consciences".

Les anarchistes rejettent en général la conception courante de l'anarchie (utilisée dans le langage courant, par les médias et les pouvoirs politiques). Pour eux, au contraire, l'ordre naît de la liberté , tandis que les pouvoirs engendrent le désordre (voir termes historiques). Certains anarchistes useront du terme acratie , du grec «  kratos  » (le pouvoir) donc littéralement « absence de pouvoir », plutôt que du terme « anarchie », d'étymologie grecque lui aussi, qui leur semble devenu ambigu, porteur d'un aspect positif mais d'une trop grande connotation négative pour pouvoir être employé comme synonyme d'un objectif désirable. De même, certains anarchistes auront plutôt tendance à utiliser le terme de «  libertaires  » pour se désigner.

L'anarchie aux yeux des anarchistes n'est pas un chaos, mais la situation harmonieuse résultant de l'abolition de l' État et de toutes les formes de l'exploitation de l'homme par l'homme, « c'est l'ordre sans le pouvoir », « la plus haute expression de l'ordre » . Basée sur l'égalité entre les individus, l'association libre, bien souvent la fédération et l' autogestion , voire pour certains le collectivisme, l'anarchie est donc organisée, structurée, sans admettre pour autant, aux yeux des anarchistes anticapitalistes, de principe de supériorité quelconque de l'organisation sur l'individu.

On peut noter que chez tous les anarchistes la qualité indispensable est la responsabilité individuelle (associé au droit naturel ) qui permet d'agir dans l'intérêt personnel sans pour autant attenter à la liberté des autres. Les seuls mandatés le sont, par volontarisme et sans durée précise, dans un but et sur un mandat précis, et il n'existe ainsi nulle forme de domination ni de gouvernement.

LE SOCIALISME LIBERTAIRE DE BAKOUNINE Михаил Александрович Бакунин :

Bakounine n'a pratiquement jamais terminé un texte. Ceux qui ont été publiés ont souvent été remaniés (par James Guillaume notamment) et beaucoup d'inédits ont été perdus après son décès. La pensée politique et philosophique de Bakounine n'en garde pas moins une forte cohérence.

L'idée centrale chez Bakounine est la liberté, le bien suprême que le révolutionnaire doit rechercher à tout prix. Pour lui, à la différence des penseurs des Lumières et de la Révolution française , la liberté n'est pas une affaire individuelle mais une question sociale. C'est le fait social qui crée la liberté : « La liberté d'autrui, loin d'être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d'autres, de sorte que plus nombreux sont les hommes libres qui m'entourent et plus profonde et plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large devient ma liberté. » La véritable liberté n'est pas possible sans l'égalité de fait (économique, politique et sociale). La liberté et l'égalité ne peuvent se trouver qu'en dehors de l'existence d'un Dieu extérieur au monde ou d'un État extérieur au peuple. L'État, le Capital et Dieu sont les obstacles à abattre.

L'hostilité de Bakounine (et bien sûr de l'ensemble des anarchistes ) envers l' État est définitive. Il ne croit pas qu'il soit possible de se servir de l'État pour mener à bien la révolution et abolir les classes sociales. L'État, y compris s'il s'agit d'un État ouvrier, est un système de domination qui crée en permanence ses élites et ses privilèges. Le pouvoir étatique est forcément utilisé contre le prolétariat dans la mesure où celui-ci ne peut pas administrer toute entière l'infrastructure étatique et doit déléguer cette gestion à une bureaucratie . La formation d'une « bureaucratie rouge » lui semble donc inévitable.

L' athéisme de Bakounine trouve lui aussi sa base dans la recherche de la liberté pour l'humanité : « Dieu est, donc l'homme est esclave. L'homme est libre, donc il n'y a point de Dieu. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle, et maintenant, choisissons. »

Un autre aspect important de la pensée de Bakounine concerne l'action révolutionnaire. A la différence des marxistes qui préconisent l'intervention d'une avant-garde (le Parti, par exemple) devant guider la masse populaire sur le chemin de la révolution, l'organisation bakouninienne, même si elle est secrète, se donne uniquement le droit de soutenir la révolte, de l'encourager, en favorisant l'auto-organisation à la base. Cette conception n'est pas très différente de celle défendue plus tard par les anarcho-syndicalistes au sein d'organisations de masse.

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