http://1.bp.blogspot.com/-zbRAxotGZCA/T9Oh5_vLY5I/AAAAAAAAAGU/nvHNaj6ln_M/s1600/la+musique+du+hasard+paul+auster.jpgAmélie, ma libraire attitrée aux yeux turquoises, et malheureusement pour elle au petit gilet rouge Virgin, est tombée dans le mille en me conseillant LA MUSIQUE DU HASARD de Paul Auster.

Je lui ai simplement expliqué que je souhaitais rétablir un certain équilibre dans l'éternelle concurrence que se livrent le plaisir mollusque télévisuel et le plaisir plus cérébral de lire. Je rajoutais que pour cela, j'étais près à suivre aveuglement  tous les conseils d'experte qu'elle voudrait bien me prodiguer...(à quelques mots près hin...)

 

A la base ce livre contient deux ingrédients qui m'attirent et me transportent, le voyage, ici un road trip au coeur de l' Amérique, version Saab rouge, à réveiller bien des fourmis dans les jambes, et l'amitié forte, simple, inflexible...

 

Étrange roman, étrange histoire où Nashe plaque tout, prend son magot, et file sur les routes, sans compter ni son argent ni les kilomètres...jusqu'à la rencontre du "gamin" Pozzi qui le conduira à la table de jeu de sa vie !

Bien des hasards se succèdent durant ce voyage. Souvent symboliques, ils nous provoquent, nous questionnent, et font qu'on se souviendra du bouquin. La fin est tout aussi étrange, soudaine, et c'est peut être elle qui n'est pas un hasard !

Elle a finit en tout cas par me faire dire que c'est finalement l'histoire symbolique de bien des vies...ces quêtes éperdues de liberté(s) qui ne vous empêche pas pour autant de tourner à nouveau en rond, ailleurs,  puisque l'argent mène ce monde, jusqu'à vous conduire (!) à votre propre perte...

 

J'ai pris beaucoup de plaisir avec ce livre "à lire d'une traite" comme m'a dit Amélie...sacrée Amélie !...une traite c'est encore chez moi un petit mois, mais j'y travaille.

 


"Nashe n’avait aucun projet particulier. Tout au plus envisageait-il de se laisser flotter pendant un certain temps, de voyager d’un endroit à l’autre et de voir ce qu’il arriverait. Il pensait qu’au bout de quelques mois il en aurait assez et qu’il s’appliquerait alors à décider ce qu’il devait faire. Mais deux mois s’écoulèrent, et il n’était toujours pas disposé à s’arrêter. Il s’était épris peu à peu de cette nouvelle vie de liberté et d’irresponsabilité, et, dès lors, il n’y avait plus de raisons d’en changer."

 

 

"Jusqu'à la fin de juillet, il continua d'errer ; il passait plus de temps que jamais dans la voiture, allant certains jours jusqu'à se mettre au défi de tenir bon au delà du point d'épuisement : en roulant pendant seize ou dix-sept heures d'affilée, en agissant comme s'il voulait se contraindre à battre de nouveaux records d'endurance. Il se rendait compte peu à peu qu'il était fichu, que si quelque chose ne se passait pas bientôt, il allait continuer à rouler jusqu'à épuisement de l'argent."


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