http://jacquesgeorgesetlesautres.e-monsite.com/medias/images/catherine-ribeiro.jpg En avril 1968, je n’ai plus un rond. J’ai honte. Mais quand tu n’as rien, tu as quand même ta dignité. J’ai vu quatre toubibs : quatre plaquettes de Gardénal de vingt pilules, dosées à 0,10 gramme. J’ai fumé un peu d’herbe et fait glisser les pilules avec du thé et du Coca. Je me suis allongée et j’ai attendu. A un moment, le lit a valdingué jusqu’au plafond. J’ai passé Mai 68 à l’hôpital Fernand-Vidal, où j’ai dû réapprendre à parler, à marcher, à écrire. Je parlais comme un enfant. Un journal ne tenait même pas dans mes mains.

 

Catherine Ribeiro -artiste militante des années 70- ITW Libé à l'occasion de la réédition de ses albums avec Alpes, 40 ans après.

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