Eric Dupont - La fiancée américaine

Prix des libraires du Québec 2013...

Ce livre est une vraie aventure, on en sort tel un routard de l'histoire, ou plutôt de petites histoires dans la grande avec un grand H. On en sort tel un routard et confident d'une saga familiale époustouflante, entre les générations et les continents ...j'ai trouvé les personnages saisissants, les portraits très fins et psychologiques, de sorte que chaque protagoniste devient lui même une aventure dans l'aventure ! Également un opéra, dans l'opéra...écoutez un peu de Puccini entre ces 900 pages et vous aurez en plus la Bande originale !

Quand je s'rai grand et riche j'en ferai un film, et j'irai marcher le long du St Laurent en repensant à la famille Lamontagne !

Le 1er septembre 1939, un immense cul se leva sur l'horizon allemand. Tel un astre, il monta dans notre ciel habituellement peuplé de lunes pâles, de brouillards et d'occasionnelles et inoffensives sorcières. Une fois bien haut dans le ciel, il se mit à merder, Kapriel. Chez vous, il neige. Eh bien ici, il merde. Des flocons bruns, collants et puants, se mirent à tomber paresseusement sur le sol, sur les gens, sur les voitures, sur le stade olympique...D'abord sur l'Allemagne, puis sur le reste de l'Europe. Au début, on arrivait à se débarrasser de la merde qui tombait, mais bientôt, on en en eut aux genoux, puis à hauteur de hanche. Il merda pendant six ans.

La fiancée Américaine

Des mots, on se souvient, mais la mémoire ne parvient parvient pas à redonner vie à une voix. Elle doit être là pour qu'on la reconnaisse parmi d'autres. La voix est aussi difficile à décrire que le goût de la muscade ou la sensation du sable qui glisse entre les orteils.

Partager cet article

Repost 0