J'ai l'honneur de ne pas te demander...ta main. Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin.

J'ai tellement béni et été ému par cette chanson de Brassens, je l'ai tellement chanté sur ma guitare, les yeux fermés, pesant la justesse de chaque mot.

Aujourd'hui c'est toi qui me rappelle ces paroles, ne pas graver nos noms.

Je m'égare parfois avec l'âge dans les plis droits, saillants et qui grattent jusqu'aux cheveux, d'un hypothétique costume des poux.

Mais ta sagesse n'a d'équivalent que ta profonde liberté d'âme...alors que le vin du dimanche me fait parfois bêler quelques lieux communs si faciles.

Parce que oui, notre amour est au delà d'un foutu titre de propriété. Aujourd'hui c'est à ton tour de me remettre les yeux en face de notre amour, fort parce que froissé, comme un vieux drap-housse élimé de 26 ans. Une histoire pleine de plis chauds d'amours, bien loin de ces toutes petites affaires de clercs et de notaires au balai dans le cul, des promesses estampillées par l'administration de la République.

Parce que ça scintille, ça chauffe, ça frissonne et ça nous chatouille les côtes. Parce que ça flotte. Parce que ça transpire comme un bon vieux morceau rock londonnien. Et que c'est doux  de parfums comme cette petite chanson folk que l'on chante à deux désormais.

Parce que ça a un toit et des fondations. Parce que ça a un toit et des roues. Parce que ça a un TOI, pardis !

Parce que tout ça et tant encore, je m'accorde cette dernière petite faiblesse très impudique de crier sur tous les toits que oui, je compte bien désormais être fidèle à cette honneur qui m'est donné de ne jamais te demander ta main !

Parce que tu es ma puppchen, au goût nature, qui me fermera les yeux.

 

Il peut sembler de tout repos,

De mettre à l'ombre au fond d'un pot,

De confiture,

La jolie pomme défendue,

Mais elle est cuite elle a perdu,

Son goût "nature"...

Tag(s) : #MA N'HISTOIRE, #PETITE HISTOIRE

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