Du jour de la disparition de son père, ma tante Fekria m'appelle père. Le mort a saisi le vif. Je suis son héritier, mieux son lieutenant sur terre, son calife, sa réincarnation, peut-être. Jamais je ne serai imam, mais qui m'empêchera de croire que c'est moi qu'il a choisi pour prendre sa place ?, le continuer ?, dans l'évolution de l'espèce, dit-on, l'oiseau succède au dinosaure.
Salut l'imam, où que tu sois. On ne choisit pas sa foi, on la place là où on peut.

Ali Bécheur - Le paradis des Femmes

Salé

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